TOUTE UNE VIE À LINAS

Smiling female nurse comforting senior patient in hospital corridor

Dans quelques semaines, la commune va devoir modifier l’organisation des prestations «d’aides-ménagères» fournies à Linas en confiant la totalité de ce service à des prestataires spécialisés dans l’accompagnement des personnes âgées (O2, SAAD, Partenaire de vie…). L’implication de la commune dans la délivrance de cette prestation auprès des personnes âgées date des années 80.

Au départ, il s’agissait de mettre à disposition des personnes dépendantes des femmes de ménage, mais au fil du temps, ce secteur s’est professionnalisé et des normes sont venues encadrer ce service. Il y a quelques années, il est apparu que les aides ménagères que la commune mettait à la disposition des personnes âgées n’avaient pas la qualification exigée par la règlementation. Une validation des acquis a donc été mise en place afin que les aides-ménagères obtiennent rapidement la qualification d’auxiliaire de vie ; mais cela n’a pas été suffisant et, la réglementation évoluant, il était préférable pour la commune de transférer cette prestation en direction d’organismes dont c’est la spécialité. En effet, la ville pourrait voir sa responsabilité pénale engagée en cas d’accident et son assurance se retirer pour ne plus couvrir ce service. Il faut reconnaitre que Linas était la dernière commune de cette taille, dans le secteur, à avoir maintenu ce service aussi longtemps. Stopper sur-le-champ le service aurait été une mauvaise décision pour les personnes âgées, c’est pourquoi la commune a préféré se désengager progressivement ; ainsi depuis 2014, toute nouvelle demande d’aideménagère est orientée vers les structures professionnelles et compétentes. A présent, en 2017, il reste vingt personnes bénéficiaires gérées par la Commune. Au fil des ans, elles sont devenues de plus en plus dépendantes et un tiers d’entres elles nécessite déjà une prise en charge lourde. Elles se partagent les services des 3 dernières employées de Mairie affectées à ces fonctions. L’une d’entre elles devant partir à la retraite, il est nécessaire de transferer les derniers bénéficiaires vers les structures déjà en place à Linas. Par ailleurs, chacun sait que, de plus en plus, les hôpitaux proposent des dispositifs de médicalisation à domicile, ce qui est un point important pour les personnes âgées qui ne sont plus contraintes d’être placées en structures spécialisées. Ce progrès n’est possible que pour les personnes âgées bénéficiant d’aidants ou entourées de personnes qualifiées. Il est donc nécessaire que les personnes qui bénéficient d’une aideménagère de la commune soient orientées, dès cette année, vers les organismes professionnels déjà partenaires de la ville. Le service du CCAS et Mme Thiot, ajointe chargée du social, ont donc effectué un travail de rencontres individualisé pour chaque bénéficiaire, puis ont évalué les organismes spécialisés œuvrant sur la commune. Plusieurs solutions ont été mises en place. Les bénéficiaires vont pouvoir décider de l’organisme de leur choix, la commune assurant à ses frais le suivi de la prestation. Tout est fait pour réussir cette mini-réforme, mais a contrario, de fausses informations circulent pour alarmer inutilement les familles et inquiéter les personnes âgées. Linas est une des villes les plus en avancées en matière de services offerts aux seniors, car nous avons toujours privilégié le maintien dans notre ville de ceux qui en ont écrit l’histoire. Bien sûr, nous sommes conscients que ce changement d’organisation est toujours un peu déstabilisant, mais nous voulons permettre aux personnes âgées de la commune de pouvoir rester le plus longtemps possible chez elles avec des prestataires auxiliaires de vie organisés et spécialisés pour cela. Je préfère risquer les critiques d’un moment mais demain voir nos ainés rester le plus tard possible chez eux, à Linas, plutôt que dans une maison de retraite ou dans le service gériatrie d’un hôpital lointain où ils auront été placés au motif que leurs prestations d’aide-ménagères n’étaient pas adaptées et insuffisantes pour leur niveau de dépendance. C’est cela l’enjeu de cette affaire, chacun doit bien en être conscient.


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