Nous avons terminé l’analyse du compte de campagne de mon concurrent…, celui qui m’a ravi le mandat de Conseiller Général du Canton de Montlhéry en mars 2011 avec des méthodes dont les tribunaux ont déjà jugé, une première fois, qu’elles étaient irrégulières.
Je sais que vous attendez tous, y compris le principal intéressé, l’annulation définitive des élections par le Conseil d’Etat (appel en cours). Cela devrait passer en jugement dans quelques semaines.
Néanmoins, ce n’est pas parce que les irrégularités de propagande commises par M. Cauët et ses amis ont été jugées suffisamment graves par les juges pour justifier l’annulation des élections (rappel: financement de journaux de campagne par une association, affichage massif illégal) qu’il ne faut pas se pencher un peu sur les irrégularités financières qui, elles aussi, sont gratinées.
Je rappelle qu’il aura quand même fallu saisir la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs ) qui a accrédité la légitimité de nos demandes répétées de communication de ce compte que nous n’avons eu que le 25 octobre 2011, soit 6 mois après son dépôt et alors que le jugement d’annulation était déjà prononcé.
Voici les principaux chiffres (attention veuillez écarter les enfants de l’écran afin qu’ils ne voient pas ce qui suit) :
Pour sa campagne électorale, M. Cauët a dépensé : 14 751 € (ne souriez pas vous allez voir que c’est vous qui en avez payé la plus grosse partie) ; il a bénéficié pour financer cela de :
– 550 € de dons (pas énorme pour quelqu’un qui prétend avoir réuni sur son nom la terre entière) ;
– d’autres personnes ont également prêté du matériel, leur téléphone ou leur appartement pour des réunions pour un coût de 190 € ;
– 1 092 € de dépenses ont été payées directement par le Parti Socialiste ;
– Mais le gros morceau c’est un prêt de 13 000 € du Parti Socialiste (Bravo ! ils vont être contents de l’apprendre les copains socialistes qui financent eux- mêmes leur campagne électorale !!). Je rappelle à ce stade que la CNCCFP et le Conseil d’Etat ont déjà souhaité que les candidats ne recourent pas à ce type de prêt.
– Bien sûr, le candidat a pris en charge des dépenses (ordinateur, véhicule …) pour la somme de : 110 € (oui c’est bien « cent dix euros »).
Moralité : on se demande si c’est M. Cauët qui s’est présenté aux élections ou si c’est le Parti Socialiste qui l’a poussé, parce que lorsque l’on est candidat et qu’on ne dépense que 110 € pour sa campagne, ça ne révèle pas une franche conviction ni une prise de risques assumée.
A ce propos, je signale que je n’ai pas vu le contrat de prêt entre M. Cauët et le Parti socialiste.
Sur les 13 000 € prêtés, l’Etat a déjà remboursé 12 808 € en septembre (c’est le maximum)…. Enfin, NOUS avons remboursé, parce que l’Etat c’est nous. On peut donc s’interroger, à juste titre, s’il est normal que l’argent public rembourse une campagne dont la justice a déjà estimé, une première fois, qu’elle n’était pas régulière.
Les contribuables sont d’accord pour payer les élections, encore faut-il qu’elles soient honnêtes et loyales, surtout pas quand des fraudes ont été commises. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je m’interroge sérieusement pour faire un nouveau recours afin de demander que l’Etat soit remboursé de cette subvention très contestable.
Après tout ce ne serait que justice. Jean Paul Huchon, le Président socialiste de l’Ile-de-France, n’a pas été remboursé de sa campagne pour les régionales 2010 (1,6 million d’euros) au motif qu’une affiche était illégale. Je ne vois pas pourquoi ce serait l’argent public qui financerait les tracts haineux et mensongers que M. Cauët a distribué pendant la campagne pour me faire perdre. Vous ne croyez pas ?
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